Don d’organes : comprendre, agir et sauver des vies

Le don d’organe est souvent perçu comme un geste héroïque et hors de portée. Pourtant, contrairement à ce que l’on pense, c’est une décision accessible que chacun d’entre nous peut prendre au cours de sa vie.

Le don d’organes consiste à autoriser, après son décès, le prélèvement d’organes (cœur, poumons, foie, reins, intestin, pancréas) ou de tissus (cornées, peau, os, valves cardiaques) pour les transplanter chez des patients en attente. Ce don est totalement gratuit, anonyme et volontaire.

Le saviez-vous ?

Un seul donneur peut sauver jusqu’à 8 vies grâce à ses organes, et améliorer la qualité de vie de 50 personnes grâce à ses tissus.

Organes et tissus : quelles différences ?

Les organes (cœur, foie, reins, etc.) doivent être prélevés très rapidement après le décès, sur un donneur en état de mort encéphalique, dans un hôpital équipé. Les tissus (cornées, os, valves…), eux, peuvent être prélevés dans un délai plus large allant parfois jusqu’à 24 heures après le décès, y compris après un arrêt cardiaque.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Derrière chaque statistique, il y a des visages, des familles, et des vies suspendues à une attente !

22 585

personnes en attente d’une greffe en France (2024)

852

personnes décédées en 2024 faute de greffon disponible

6 034

greffes réalisées en France en 2024 (organes)

80 %

des Français se disent favorables au don d’organes

8

vies sauvées maximum par un seul donneur d’organes

+2

personnes en attente meurent chaque jour en France

Sources : Agence de la Biomédecine, bilan 2024

En Alsace

Une région engagée au cœur du Grand-Est

Le Grand-Est est l’une des régions les plus actives en matière de prélèvements d’organes. Les CHU de Strasbourg et de Mulhouse figurent parmi les établissements référents dans l’utilisation de CRISTAL (base nationale de données de greffe). L’Alsace est aussi une région avec une forte culture de solidarité et un tissu associatif large.

Depuis la loi Claeys-Leonetti du 2 janvier 2017, la France applique le principe du consentement présumé renforcé. Concrètement : tout citoyen français est considéré comme donneur potentiel à son décès, sauf s’il a exprimé son refus de son vivant.

Ce changement a un but simple : lever le frein des familles face à l’incertitude. Car c’est souvent par manque de réponse claire du défunt que les proches s’opposent au don !

Témoignage

« Je n’ai jamais vraiment parlé de ça avec mon mari. Quand les médecins nous ont posé la question, on ne savait pas quoi répondre. On a dit non, par peur de mal faire. Aujourd’hui encore, je me demande si c’était son choix. »

Témoignage anonyme recueilli lors d’une journée de sensibilisation au don d’organes

Cette loi ne supprime pas le droit d’opposition : elle l’organise. Chaque citoyen qui ne souhaite pas donner ses organes peut l’inscrire dans le Registre National des Refus (RNR). À l’inverse, ceux qui souhaitent clairement donner peuvent le faire savoir à leurs proches de manière explicite !

Exprimer sa volonté ne prend que quelques minutes. Voici les étapes clés :

Strasbourg

CHU de Strasbourg — Service de coordination

L’un des centres référents du Grand-Est, actif dans la coordination des prélèvements multi-organes. Membre du réseau ABM.

Mulhouse

GHR Mulhouse-Sud Alsace

Centre de prélèvement actif sur le Haut-Rhin. Impliqué dans les campagnes régionales de sensibilisation et la formation des soignants.

Alsace

France ADOT Grand-Est

Très présente en Alsace : stands de sensibilisation, conférences en lycées et distribution de cartes de donneur à l’année.

Région

Agence de la Biomédecine — Délégation Grand-Est

Coordonne l’activité de greffe en France et accompagne les établissements alsaciens, notamment lors de la Journée Nationale du 22 juin.

Bas-Rhin

France Rein Alsace

Association de patients greffés et dialysés. Porte la parole des bénéficiaires auprès du grand public et dans les écoles.

Frontaliers

Swisstransplant — côté suisse

Pour les frontaliers alsaciens actifs en Suisse. Depuis 2022, la Suisse a adopté le consentement présumé, comme en France.

Au-delà du don d’organes

Soutenir la recherche médicale : un autre geste qui sauve

Le don ne se limite pas aux organes et aux tissus. Soutenir financièrement la recherche en hématologie et en transplantation, c’est aussi permettre aux scientifiques de trouver les traitements de demain. Chaque geste compte, quelle que soit la somme. L’IRHT (Institut de Recherche en Hématologie et Transplantation) travaille chaque jour pour faire avancer la science au service des patients greffés.

Faire un don à l’IRHT →

À noter dans votre agenda

Journée Nationale de Réflexion sur le Don d’Organes – 22 juin

Chaque année, des événements de sensibilisation ont lieu partout en France à cette date. Stands d’information dans les mairies, témoignages de greffés, distributions de matériel pédagogique… C’est le moment idéal pour aborder le sujet en famille ou dans votre entreprise.

Chez MUTA SANTÉ, la santé ne s’arrête pas aux remboursements des soins. En tant que première mutuelle d’Alsace, nous nous engageons à accompagner nos assurés sur tous les sujets qui touchent à la vie, à la prévention et parfois aussi au décès. Le don d’organes est intimement lié à ces sujets-là.

MUTA SANTÉ vous encourage à faire connaître votre position sur le don d’organe à vos proches ! Mais au final ce qui compte, c’est d’avoir choisi.


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