Dry January : améliorer sa santé et sa vigilance au travail en 31 jours
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L’année 2026 débute avec une série de changements touchant les retraites, la santé et la protection sociale des français. Ces changements, decidés dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, visent à adapter le système de protection sociale au contexte économique actuel. Voici un aperçu de ces évolutions qui impacteront tous les français !
Les pensions de retraite de base bénéficieront d’une revalorisation de 0,9% dès le 1ᵉʳ janvier 2026. Cette hausse, plus modeste que l’augmentation de 2,2% accordée en 2025, s’explique par le ralentissement de l’inflation de ces derniers mois. Cette hausse s’appliquera aux pensions de vieillesse de base ainsi qu’aux principaux minima sociaux des retraités, notamment l‘allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), le minimum contributif et les pensions de réversion. Par exemple, une pension de base de 1 200 euros par mois augmentera d’environ 10,80 euros, avec un versement effectif des montants revalorisés qui interviendra en février 2026.

Contrairement aux pensions de base, les retraites complémentaires Agirc-Arrco seront gelées jusqu’à fin octobre 2026. Cette décision fait suite à l’absence d’accord entre les différents partenaires sociaux lors de la réunion d’octobre 2025. Pour 13 millions de retraités du secteur privé, ce gel entraîne une perte de pouvoir d’achat, d’autant plus que la retraite complémentaire peut représenter une part importante de la pension totale (en particulier pour les anciens cadres).
Calculez votre nouvelle pension après la revalorisation
Le calendrier d’augmentation de l’âge légal de départ en retraite est suspendu jusqu’en janvier 2028. Cette mesure concerne les générations 1964 à 1968 qui pourront partir un trimestre plus tôt que prévu initialement. Le dispositif s’appliquera aux pensions liquidées à compter du 1ᵉʳ septembre 2026. Pour financer le coût de cette suspension, le gouvernement a prévu une moindre revalorisation des pensions de retraite en 2027 et une contribution plus élevée des complémentaires santé.
À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, la mutuelle devient obligatoire pour plus de 5,5 millions d’agents. Les fonctionnaires d’État, territoriaux ou hospitaliers bénéficieront tous d’une couverture santé collective financée en partie par leur employeur. Cette généralisation de la Protection Sociale Complémentaire (PSC) met fin à une inégalité majeure avec le secteur privé, où les salariés profitent d’une mutuelle d’entreprise obligatoire depuis la loi ANI de 2016.

L’employeur prendra en charge au moins 50% des cotisations de la complémentaire santé. Cette participation financière allège le coût de la mutuelle les agents publics qui pour certains (hors convention de participation) devaient assumer seuls l’intégralité de leurs cotisations. Les garanties minimales incluront la prise en charge des soins courants, des frais d’hospitalisation, ainsi que des soins dentaires et optiques. Tout comme les salariés du secteur privé, certains cas de dispenses sont prévus pour les agents bénéficiant de la Complémentaire Santé Solidaire (CSS) et ceux disposant déjà d’une mutuelle individuelle lors de l’entrée en vigueur du dispositif.
Les infirmiers pourront désormais prendre en charge directement les patients, initier, accomplir et évaluer les actes et soins qu’ils estiment nécessaires dans une liste d’actes fixée réglementairement. Ils disposeront également d’un droit de prescription pour certains produits de santé et examens complémentaires adaptés à la situation clinique.
L’évolution la plus visible sera l’extension de la vaccination sans ordonnance. Les infirmiers pourront ainsi administrer tous les vaccins obligatoires à partir de 11 ans, hors patients immunodéprimés. Cette autonomie accrue vise à améliorer l’accès aux soins de proximité dans un contexte où les déserts médicaux se multiplient.


De nouveaux parcours de prévention sont mis en place pour les personnes de 60 ans et plus, notamment celles en situation de vulnérabilité. L’objectif est d’accompagner les participants vers un changement durable de leurs habitudes de vie, en augmentant leur niveau d’activités physiques et en réduisant leur sédentarité. Ces parcours guident aussi les participants vers l’adaptation de leurs habitudes alimentaires pour assurer une alimentation équilibrée.
De nouvelles consultations spécifiques sont également créées pour mieux suivre les patients les plus vulnérables. Ces consultations concernent notamment la sortie d’hospitalisation, la gestion de plusieurs médicaments (conciliation médicamenteuse) et l’orientation médico-sociale. L’Assurance maladie développe également de nouvelles maisons de santé et renforce la prise en charge de la santé mentale. Ces mesures s’inscrivent dans une stratégie globale visant à améliorer les soins et à réduire les ruptures de parcours de soin pour les personnes les plus fragiles.
Le nouveau congé supplémentaire de naissance entrera en vigueur le 1ᵉʳ juillet 2026. Ce dispositif, distinct des congés maternité, paternité et d’adoption existants, permet aux parents de bénéficier jusqu’à deux mois supplémentaires, à prendre en une ou deux périodes avec suspension totale d’activité. Le congé est ouvert à la mère, au père, au conjoint, au partenaire de PACS, au concubin et aux parents adoptifs pour les enfants nés ou adoptés dès janvier 2026.

Le point clé de cette réforme réside dans son indemnisation financière. Alors que le congé parental actuel plafonne à environ 450 euros mensuels, le nouveau congé de naissance offrira 70% du salaire net durant le premier mois et 60% durant le second mois. Cette indemnisation, assurée par la Sécurité sociale, vise à rendre le congé réellement accessible, y compris pour les familles monoparentales et les foyers modestes. Le dispositif s’inscrit dans une stratégie de promotion d’une véritable égalité entre les femmes et les hommes au sein des familles.
Dès décembre 2025, les fauteuils roulants passent au 100% remboursé sur prescription médicale. Cette mesure s’accompagne de la mise en place d’un guichet unique côté Assurance maladie pour simplifier les démarches administratives. Les fauteuils roulants loués pour une courte durée peuvent également faire partie du dispositif si l’assuré bénéficie d’un contrat de complémentaire santé responsable.


Les prothèses capillaires intègrent le panier 100% santé à partir de janvier 2026. Un nouveau cadre de remboursement distingue quatre catégories de perruques en fonction de la qualité des fibres et de la proportion de cheveux naturels. Les prothèses en fibres synthétiques de classe 1 seront remboursées à 100% par la Sécurité sociale.
Le gouvernement instaure une taxation additionnelle de 2,05% sur les cotisations des complémentaires santé dans le cadre du budget de la Sécurité sociale 2026. Cette mesure revient concrètement à prélever une part supplémentaire sur chaque euro versé pour votre mutuelle, transformant les organismes complémentaires en collecteurs d’impôts pour l’État. Cette nouvelle contribution vient s’ajouter à la Taxe de Solidarité Additionnelle (TSA) de 13,27% et à la contribution forfait patientèle médecin traitant de 0,8%, ce qui fait qu’elle peut être assimilée à une véritable TVA sur la santé. Cette taxe vise également à financer partiellement le coût de la suspension de la réforme des retraites mais impact à long terme reste incertain, notamment si la taxe venait à être pérennisée.
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Une nouvelle taxe de 2,05% sur les cotisations
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